Mot de passe oublié ?
   Demander un accés
 
LES EXAMENS D'IMAGERIE

L'IMAGERIE MEDICALE

La radiographie

C'est la technique la plus ancienne. Un faisceau de rayons X traverse la partie du corps à examiner et impressionne un film photographique. Après développement, le radiologue dispose d'une image qu'il examine pour y déceler d'éventuelles anomalies.

De plus en plus, le film photographique est remplacé par des capteurs électroniques : c'est la radiologie numérique, utilisée notamment pour les radios des seins, des dents, des poumons... L'image apparaît instantanément sur un écran et son contraste peut être modifié pour en faciliter la lecture.

Le scanner

Un tube à rayons X tourne autour du patient, des capteurs électroniques reçoivent les rayons et envoient des signaux à un ordinateur qui reconstitue l'image. Le scanner réalise ainsi de véritables « coupes » anatomiques dont la finesse peut atteindre 0,6 mm d'épaisseur, ce qui permet de détecter des anomalies de très petite taille.

Cet examen nécessite parfois l'injection d'un produit de contraste à base d'iode, qui entraîne une impression de chaleur. Il faut signaler toute allergie car ce produit est susceptible d'entraîner des réactions allergiques. Il peut aussi être demandé de boire un produit de contraste pour mieux visualiser le tube digestif.

La scintigraphie

Elle se déroule dans un service de médecine nucléaire et consiste à injecter ou à ingérer une substance faiblement radioactive qui se fixe dans un tissu donné. Une caméra détecte ensuite le rayonnement et l'image ainsi produite montre les zones dans lesquelles le produit se fixe de façon anormale.

La dose de radioactivité est très faible et sans danger. Toutefois, par prudence, on l'évite généralement chez l'enfant et la femme enceinte.

L'échographie

Une sonde envoie un faisceau d'ultrasons qui se réfléchissent sur les tissus et revient vers elle comme un écho. Un ordinateur analyse ces signaux et reconstitue une image de la zone étudiée.

L'opérateur applique un gel sur la peau pour assurer un contact parfait entre l'extrémité de la sonde et la peau. A base d'eau, ce gel donne une impression de froid lors de son application.

L'endoscopie et la fibroscopie

Ces termes désignent un ensemble d'examens qui consistent à introduire dans l'organisme un tube souple muni d'un système optique (endoscope) afin d'examiner un organe « de l'intérieur » : côlon, bronches, estomac, vessie... L'endoscope comporte un dispositif qui permet des prélèvements afin d'analyser une lésion suspecte. En fonction de l'organe étudié, ces examens sont réalisés dans les services de gastro-entérologie ou de pneumologie.

Certaines endoscopies - telle celle du côlon (coloscopie) - peuvent nécessiter une courte anesthésie générale. Si cela est le cas, il faut prévoir d'être accompagné pour rentrer chez soi.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM)

Elle utilise un champ magnétique très puissant et permet, grâce à l'émission et à la réception d'ondes, de créer des images de l'organisme grâce à un traitement informatique de ces signaux.

Pendant son fonctionnement, l'appareil émet des bruits assez forts. Par ailleurs, cet examen est contre-indiqué lorsqu'on porte un stimulateur cardiaque, un dispositif médical implanté ou un éclat métallique dans l'oeil. Si cela est le cas, il faut en avertir le médecin lors de la prise du rendez-vous et avant l'examen.

Le TEP-Scan

Très récente, la tomographie par émission de positons repose sur le fait que les cellules cancéreuses consomment davantage de glucose que les autres. On injecte donc une petite quantité de glucose marqué avec du fluor radioactif et on observe s'il se concentre dans une région. Les machines les plus récentes couplent un scanner à la TEP afin de localiser plus précisément les zones dans lesquelles se concentre le marqueur.

Cet examen est long. Dans un premier temps, le glucose marqué est injecté. Le patient doit ensuite rester allongé, au repos, pendant 45 minutes, le temps que le glucose diffuse dans l'organisme. La prise des clichés intervient ensuite, elle peut durer une heure.

Grâce au plan cancer, le nombre de TEP-scan est passé de 24 en 2003 à 45 et une vingtaine d'autres sont en cours d'installation.

 

Source site de l'INCA