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Le port à cathéter
(PAC ou chambre implantable) :
Les produits utilisés en chimiothérapie
sont souvent toxiques afin de détruire les
cellules tumorales. Afin de protéger le
capital veineux lors de l'administration des cures
(cas des chimiothérapies administrées
par voie veineuse), on est souvent amené à poser
une chambre implantable. Il s'agit d'un dispositif
comportant un boîtier qui est implanté sous
la peau, à la partie supérieure du
thorax. Ce boîtier comporte un fin tuyau
qui est introduit dans une veine. C'est dans cette
chambre que l'on pourra injecter
le liquide à perfuser.
Les médicaments de « support » :
Si la chimiothérapie est parfois associée à des
effets indésirables, ceux-ci sont en général
bien maîtrisés par les médicaments
dits de “support“. La mauvaise réputation
de la chimiothérapie vient essentiellement
de l'époque où il existait peu de
médicaments permettant de traiter les effets
indésirables. La prévention et le
traitement d'éventuels effets indésirables
passent par la bonne coopération du médecin
généraliste avec le cancérologue
et par la connaissance par le patient des attitudes à avoir
en cas de survenue. Il est donc indispensable pour
les patients en cours de chimiothérapie
d'être suivis en parallèle par un
médecin généraliste.
Nausées
et vomissements : Ils apparaissent généralement
peu de temps après la cure de chimiothérapie,
et peuvent durer jusqu'à 5 jours. Ceux-ci
peuvent être contrôlés par la
prise d'antagonistes des récepteurs
5HT3 (dolasétron, granisétron, ondansétron,
tropisétron).
Inflammations buccales :
Ces mucites sont responsables de douleurs, pouvant
donner des ulcérations
s'apparentant à des aphtes. La prévention
par la réalisation de bains de bouche est
primordiale. Pour les porteurs de prothèse
dentaire, il est conseillé de la retirer
durant la nuit. Il est enfin conseillé d'éviter
l'ingestion d'aliments épicés ou
acides.
La diarrhée : Certaines drogues
utilisées en chimiothérapie peuvent
provoquer la diarrhée : il s'agit essentiellement
de l'irinotécan (Campto ®),
du fluorouracile en
perfusion de 24 heures et de la capécitabine
(Xéloda ®).
Pour remédier aux
effets de l'irinotécan, votre médecin
pourra vous prescrire du lopéramide.
Note importante : il ne faut pas hésiter à contacter
son médecin cancérologue et/ou son
médecin généraliste si une
diarrhée se déclare et à fortiori
si elle persiste. En effet, une diarrhée
trop intense ou trop prolongée peut entraîner
une déshydratation. La constipation :
La constipation est rarement observée, et
surtout peu intense. Si elle se présente
de manière importante, elle peut être
liée à la prise d'antalgiques ou
d'anti-vomitifs. Votre médecin pourra vous
prescrire des laxatifs. Note importante :
il convient de mesurer le nombre de selles par
jour, de veiller à la persistance de gaz,
et l'absence de vomissements. Si les gaz disparaissent
ou si des vomissements apparaissent, il convient
de consulter rapidement votre médecin.
La
chute
des cheveux: La
chute des cheveux est l'un des effets secondaires
indésirables majeurs qui est lié à la
chimiothérapie. Pour l'éviter, le
port d'un casque réfrigérant est
recommandé. La chute de cheveux débute
généralement dans les semaines qui
suivent la mise en œuvre de la chimiothérapie.
En cas de perte importante de cheveux,
l'utilisation de perruques est possible. L'investissement
d'une perruque est partiellement pris en charge
par la sécurité sociale.
Modifications
de la peau
: Les allergies survenant
lors de la perfusion doivent signalées à l'infirmière.
Certains produits ( capécitabine , fluorouracile )
peuvent entraîner des réactions cutanées
au niveau de la paume des mains et des plantes
des pieds. Il faut les signaler au médecin
dès leur apparition. Il est fortement déconseillé de
s'exposer au soleil pendant la chimiothérapie.
Toxicité sanguine
:
Les drogues utilisées peuvent provoquer
une diminution du nombre de globules blancs, de
plaquettes et de globules rouges. Un bilan sanguin
est réalisé 1 ou 2 jours avant chaque
cure de chimiothérapie afin de s'assurer
que la cure puisse être réalisée. Neutropénie :
La baisse trop importante des globules blancs peut
entraîner une infection. Ainsi, une fièvre
survenant après un traitement par chimiothérapie
nécessite une attitude spécifique.
Il faut donc appeler un médecin (généraliste
ou cancérologue) et réaliser une
prise de sang en cas de fièvre après
traitement par chimiothérapie. L'attitude à adopter
en cas de fièvre est en général
donnée par le médecin cancérologue
avant l'administration des traitements. En cas
de fièvre associée à une baisse
importante des globules blancs, on pourra être
amené à prescrire des médicaments
diminuant la baisse de globules lors des chimiothérapie
ultérieures (“facteurs de croissance hématopoïétiques“ :
G-CSF ou GM-CSF) ·
Anémie :
La baisse de globules rouges peut entraîner
une fatigue. Si cette baisse est importante, on
peut parfois être
amené à réaliser des transfusions
sanguines. On peut également prévenir
la baisse des globules rouges en prescrivant de
l'érythropoïétine (Aranesp ®,
Eprex ®, NeoRecormon ®).
Thrombopénie :
La baisse des plaquettes peut poser, très
rarement, des problèmes hémorragiques.
Celle-ci sera prévenue par des transfusions
de plaquettes.
Toxicité neurologique :
Certaines drogues tels que le cisplatine (Cisplatyl ®,
Cisplatine ®),
l'oxalipatine (Eloxatine ®),
le paclitaxel (Taxol ®)
ou le docétaxel (Taxotere ®)
peuvent provoquer des sensations de fourmillements
dans les mains et les pieds,
ou bien des sensations
de froid . La survenue de ces troubles doit être
mentionnée au médecin qui jugera
de l'attitude à tenir. Troubles de l'audition
et de l'équilibre :
Des modifications de l'audition et
des troubles de l'équilibre peuvent être
observés dans quelques rares cas. Prévenez
votre médecin si, depuis peu, vous avez
des difficultés à entendre, des bourdonnements
d'oreille, ou des vertiges. Ces troubles se manifestent
surtout sous cisplatine (Cisplatyl ®, Cisplatine ®).
Autres effets indésirables
très rares : Ceux-ci ne sont observés
qu'avec certaines chimiothérapies et vous
seront expliqués par votre médecin.
Grossesse
- contraception : Une contraception
est indispensable pendant votre traitement par
chimiothérapie. La chimiothérapie
entraîne des séquelles en cas d'administration
pendant les trois premiers mois de grossesse. Il
faut donc discuter de ce point avec votre médecin
qui décidera de la meilleure contraception.
Note importante : il ne faut
pas choisir soi-même sa propre contraception.
Certains contraceptifs sont contre-indiqués
en cas de cancer (comme les oestrogènes
dans le cadre du cancer du sein).
La
radiothérapie
Les
traitements du cancer
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